5 moyens d’entretenir et même cultiver la peur en nous !

À moins d’être sourd, aveugle ou habitant sur une autre planète, nous avons tous entendu parler de l’épidémie du coronavirus, une forme de grippe qui a démarré au Wuhan, dans une province de Chine, en décembre dernier. On nous rebat les oreilles avec depuis plus de 2 mois.

Des mesures ont été prises pour éviter au maximum sa propagation et tous les pays se sont mobilisés pour se protéger de cette infection.

Parallèlement, la peur et l’anxiété ont augmenté proportionnellement au fur et à mesure.

Or, il faut savoir que ce virus est connu depuis longtemps. Les symptômes de la grippe et du coronavirus 2019-nCoV sont très similaires. Cette maladie appartient comme le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) à la famille des coronavirus et se transmet elle aussi entre humains mais elle est moins puissante.

Et sa dangerosité est relative quand on la compare à la transmission de la rougeole, qui est 4 à 5 fois plus élevée.

Au Québec, il y a en moyenne 15 000 hospitalisations par an pour la grippe et en 2018, il y aurait eu 300 décès.

Savez-vous que, selon l’OMS (article du Monde du 30 janvier dernier) :

« Chaque année, cette maladie virale touche entre 2 millions et 6 millions de personnes en France et les chiffres officiels recensent environ 10 000 décès en moyenne liés à la grippe. Au niveau mondial, le nombre de morts annuels est estimé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entre 290 000 et 650 000. »

Et on n’en parle pas dans le monde entier !

Alors pourquoi, cette année, il y a cette escalade mondiale d’informations et de réactions ?

Je n’en sais rien.

Et à la limite, peu importe.

Ce qui compte, c’est ce que nous en faisons. Et de nombreuses personnes se laissent envahir par la peur.

Et c’est là que j’aimerais vous faire prendre conscience que nous sommes la plupart du temps, auteur de nos peurs, que nous avons tendance à les cultiver, les accentuer, les renouveler… Rien de moins !

Et si nous n’en avons pas conscience, elles auront sur nous un impact très négatif, « énergétivore » comme dirait Jacques Salomé et cumulatif…

Je ne vous dis pas les dégâts que cela peut causer… anxiété généralisée, crises d’angoisse, dépression, blocages…

Je vous invite à écouter ma capsule sur le sujet : Êtes-vous bloqué par vos peurs ?

Alors, comme – selon le dicton – une personne avertie en vaut 2 et qu’il vaut mieux prévenir que guérir (surtout en cas de grippe), je vais vous partager certaines habitudes, réflexes et croyances qui alimentent nos peurs afin que vous puissiez les contrôler, voire les éliminer de votre fonctionnement habituel.

Mais avant, je voudrais vous parler du rôle de la peur.

Les atouts de la peur

La peur est une des 4 émotions de base avec la colère, la tristesse et la joie.

Elle nous est très utile et elle a une fonction très importante !

Elle nous protège.

Elle nous fait prendre conscience d’un danger ou d’une menace.

Elle envoie un signal au cerveau qui réagit instantanément et fait en sorte de stimuler les fonctions utiles et nécessaires pour faire face au danger.

Cette émotion de peur est donc un atout… tant et aussi longtemps qu’elle concerne des peurs réelles.

Par exemple :

  • Une voiture qui fonce sur vous
  • Une personne qui vous menace
  • Un animal qui vous attaque.

Nous avons raison d’avoir peur afin d’agir le mieux possible dans ces circonstances.

C’est un moyen de survie très utile et approprié.

Peurs imaginaires

Par contre, beaucoup de nos peurs sont créées de toutes pièces par notre imaginaire et ne sont pas réelles.

Il n’y a pas de vrai danger !

Malheureusement, notre cerveau ne fait pas la différence entre le réel, l’imaginaire, le virtuel.

Si je vous demande, là, maintenant, de penser à du jus citron que vous goûteriez et dont vous sentiriez l’acidité, l’amertume, le parfum… vous allez saliver !
Et cela, rien qu’en lisant ces lignes et en imaginant l’impact du citron sur votre langue.

Il en est de même pour les peurs.

Notre cerveau ne fait pas la différence.

Ce sont nos pires ennemies !

Du coup, nous allons épuiser nos ressources « anti-peurs », au fur et à mesure notre organisme va se fatiguer pour rien et nos réactions fassent à un vrai danger risquent d’être inappropriées.

C’est dommage…

D’autant que nous avons beaucoup d’imagination et que nous sommes capables de nous créer des peurs pour tout et rien !

Quelques exemples de peurs non réelles

  • Peur de l’échec
  • Peur de se tromper
  • Peur de manquer d’argent
  • Peur de traverser des ponts,
  • Peur des orages, de l’eau,
  • Peur des monstres dans le placard (ou sous le lit)
  • Peur des animaux comme les chiens, les serpents, les araignées, les insectes (quand il n’y a pas de danger)
  • Peur du jugement, de la critique
  • Peur du regard des autres
  • Peur du ridicule
  • Peur de perdre quelque chose : emploi, argent, relation, etc…
  • Peur de l’avenir
  • Peur de la maladie
  • Peur de la mort
  • Etc

Vous vous reconnaissez dans certaines de ces peurs ?

J’imagine qu’il y a quelques-unes que vous possédez.

Et nous sommes très doués pour les créer et les entretenir!

C’est pourquoi je vous livre ici, quelques-unes des stratégies efficaces pour nous maintenir dans la peur :

Les différents moyens d’entretenir nos peurs

La cause des peurs est un manque de sécurité par rapport à un évènement futur.
Nous allons donc faire des projections.

Projeter le passé dans le futur

Cela peut provenir d’une expérience passée que nous redoutons de voir se reproduire.

Et comme nous sommes doués de beaucoup de créativité, nous allons bâtir un scénario – négatif, évidemment – autour de celui-ci.

Exemple : vous apprenez à faire du vélo, du patin, du ski. Vous tombez et vous vous faîtes mal.

La prochaine fois où vous irez à votre pratique, vous risquez de projeter votre expérience passée dans le futur.

Vous allez imaginer un futur identique à ce qui s’est passé la minute précédente, la semaine passée, l’an dernier.

Et vous aurez peur.

Créer des scénarios négatifs

Qui d’entre vous n’a jamais imaginé le pire d’une situation à venir ?

Par exemple :

  • Vous projeter d’aller pique-niquer et vous êtes persuadé qu’il va pleuvoir, que vous ne trouverez pas de place à l’endroit spécifique où vous voulez aller, qu’il y aura plein de monde (ou pas du tout), etc…
  • Votre belle-mère (votre père, frère, voisine, …) va venir passer une soirée, une journée, quelques jours chez vous et vous redoutez de vous retrouver avec elle ou lui, imaginant tous les désagréments possibles liés à cette rencontre
  • Vous allez faire une présentation orale pour vos études ou au sein de votre travail et vous paniquez à l’idée de parler en public.

Vous auriez pu imaginer que tout se passe bien, que la météo est de votre côté, que vous allez être bien installé, avec de la bonne compagnie, que vous allez passer de très bons moments avec votre belle-mère (votre père, frère, voisine, …), que les personnes présentent vont apprécier votre discours….

Non ! Bien sûr que non !

« Ça serait trop facile »… « Ça n’est pas la réalité » , « Ça ne se passe JAMAIS bien »… « JAMAIS comme ça »

Pratiquer la redondance

Plus nous pensons à nos peurs, plus elles s’inscrivent en nous.

Et bien sûr, c’est une tendance que nous avons, de se repasser nos scénarios catastrophes dans nos têtes !

Les personnes parlent de leurs idées négatives comme d’un hamster qui tourne dans sa roue, d’un film qui passerait en continue en boucle.

Et là encore, c’est le film « beurk » qui s’imprime !
Pas le « waouh ! »

Et plus vous le repasser dans votre esprit, plus il devient présent, vivant, important.

Ça marche très bien !

Se laisser influencer par les médias

Êtes-vous du style :

  • à écouter, lire, regarder toutes les informations, nouvelles, évènements ?
  • à aller sur le net pour chercher les détails d’une catastrophe, les informations sur tel ou telle maladie, les images, photos, témoignages en lien avec tel malheur ?

Alors vous êtes un bon candidat pour cultiver la peur !

Vous envoyez à votre cerveau tout ce qu’il faut pour nourrir, augmenter, peaufiner vos peurs.

Continuez ! Vous allez devenir un pro de la peur.

S’approprier les expériences des autres

Votre coloc, collègue, patron, amie, sœur, a passé un mauvais moment :

  • Blocage à l’oral
  • Erreur dans un examen
  • Moqueries de son entourage
  • Faux pas
  • Moment de honte
  • Séparation, rupture
  • Perte d’emploi
  • Etc

Vous compatissez, vous vous associez à son malheur et tout naturellement, vous en venez à imaginer le pire pour vous, comme si c’était contagieux.

Si elle (lui)…

  • A été licencié, moi aussi, ça va m’arriver
  • N’a pas réussi son examen, c’est sûr, moi aussi, je vais l’échouer
  • N’est plus avec son copain, moi aussi, je vais me retrouver seul(e)
  • Etc…

Pourquoi moi, je passerai à travers les gouttes ?

Pourquoi ça ne m’arriverait pas non plus ?

Conclusion

Vous voulez vivre dans la peur ?

Vous avez là 5 stratégies qui fonctionnent parfaitement !

Elles sont faciles à utiliser, disponibles, répandues.

Mais si vous désirez vous sortir de ce cercle vicieux de vos peurs irréelles, sachez en prendre conscience, les reconnaître et vous en défaire.

Il existe de bons outils pour vous aider et je vous invite à les découvrir dans cet article : Comment surmonter ses peurs ?

Sur ce, je vous souhaite, comme disait le Chevalier Bayard « une vie sans peur et sans reproche ».

Jacqueline ARBOGAST

pbagnpg@wneobtnfg.pbz
Auteure, coach, conférencière, formatrice, thérapeute

Ma mission est d’inspirer le plus de personnes à rebondir et bien vivre leur vie !

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