Équilibre télé-travail-famille-collègues : le plus gros défi de cette décennie

Que vous le vouliez ou non, la vie est changement…Et cela depuis que le monde est monde. Rien, ni personne, ne pourra arrêter cette évolution. (Heureusement et tant mieux !).

Mais ces « mutations » ne se font pas toujours en douceur, ni comme on l’avait espéré. Quelque fois même, c’est bousculant, déstabilisant, cela nous fait sortir de notre zone de confort…

Avec, tout ce que cela peut comporter :

  • Difficultés plus ou moins grandes d’adaptation
  • Périodes plus « houleuses »
  • Moments de crise-transformation-changement.

Au niveau professionnel, il en est de même.

La manière de travailler, les conditions entourant le travail, les besoins, les contraintes ne sont absolument plus les mêmes qu’il y a 50 ans !

L’internet a fait son apparition, le mode de fonctionnement s’est accéléré, les conditions environnementales, les exigences (avec en parallèle le sur stress) ont augmenté.

Et cela a de lourdes conséquences… Par exemple (pour ne citer que ce pays)

 » Au Canada, un demi-million de travailleurs s’absentent temporairement chaque semaine pour des raisons reliées au surmenage. On évalue que trois millions de Canadiens souffriront d’un burnout au cours de leur vie. Au Québec, on évalue que 30 à 50 % des absences de longue durée sont causées par des problèmes de santé mentale tels que l’épuisement, l’anxiété et la dépression. »

En même temps, de nouvelles valeurs ont émergé. Les jeunes générations ne veulent plus faire comme les baby-boomers et se consacrer uniquement à leur métier.

Ils désirent – et je leur donne raison ! – trouver un équilibre travail-vie, travail-famille. (55% en manifeste le désir !)

Avec le télétravail, il semblerait qu’une part de ces besoins soient comblés :

  • En effet, il y a moins de temps perdu sur les routes ou dans les transports en commun et dans les bouchons.

         Il y a donc moins de stress à vivre chaque jour.

         Et tout ce temps auparavant « perdu » peut être récupéré, utilisé autrement.

  • Les professionnels peuvent moduler leurs horaires et se donner des moments de pause, de détente. Leur fonctionnement est plus flexible.
  • Ils sont moins entourés de personnes et sont donc moins dans le brouhaha des échanges, le bruit ambiant ainsi que le « climat » …Vous savez quand l’atmosphère est tendue, électrique, conflictuelle, lourde, pesante… Ils ont donc une charge émotive moins lourde à subir. 
  • Ils sont moins confrontés à certains collègues, supérieurs, patrons avec qui ils se sentent moins à l’aise ou pourraient avoir des dissensions, des conflits.
  • Lorsqu’ils ont des enfants et que les 2 travaillent (ce qui est très fréquent), c’est moins la course métro-boulot-dodo
  • Ils se sentent plus productifs car moins stressés et plus concentrés.

Mais, évidemment, il n’y a pas que des avantages et tout n’est pas rose.


Au niveau des employeurs, gestionnaires, patrons

  • Certains employeurs ont encore du mal à s’adapter aux réalités de leurs employés comme des enfants à la maison, le (la) conjoint(e) également en télétravail.

         Ils oublient d’avoir une flexibilité bénéfique pour tout le monde.

  • D’autres ne se donnent pas les moyens de leurs exigences et ne fournissent pas le matériel suffisant et/ou adéquat à leurs employés.
  • Ils oublient que certains ont besoin de formation, support, accompagnement pour se sentir à l’aise avec la technologie et devenir ainsi plus performants.
  • Ils ne proposent pas de coaching, soutien, moments d’échange pourtant nécessaires et vitaux.

Au niveau des professionnels, travailleurs, employés

Après une période « lune de miel » où les travailleurs se réjouissent du télétravail, la réalité revient en force.

  • L’habitation (maison, appartement) n’est pas forcément adaptée au télétravail : pas de pièce spécifique, table trop petite, pièce à aire ouverte sans possibilité de s’isoler, etc…
  • Certains ont de la difficulté à mettre les limites entre le professionnel et le personnel, puisque tout se retrouve au même endroit comme par exemple, le travail sur la table de salle à manger.
  • L’équilibre dans le couple est bouleversé par la présence en continue de « l’autre » qui a également des besoins et des adaptations à faire… et qui ne sont pas forcément compatibles avec les nôtres.
  • Le manque de contact avec les collègues, les associés, les partenaires devient pesant à la longue. Il n’y a plus l’énergie du groupe, la stimulation collective. L’isolement est un facteur très présent. Et le fait de se sentir isolé, sans soutien, ni présence peut occasionner des problèmes de santé mentale : anxiété, déprime, dépression, stress, procrastination (Vous désirez en savoir plus : la-procrastination)
  • L’absence de la bulle d’oxygène que représentait le fait de sortir de la maison, voir d’autres personnes, changer de lieu, est ressentie comme une privation.
  • L’organisation pratique comme les repas à prévoir peut être compliquée. Avant, on allait dans les restaux avoisinants ou dans la cantine de l’entreprise et on avait qu’à mettre les pieds sous la table.
  • Heures de travail : certains d’entre eux ont tendance à en faire trop, à allonger les heures de travail ou au contraire à procrastiner ( pour vous aider : la-procrastination-et-la-motivation)
  • Santé physique : Beaucoup montrent une propension à rester devant leur ordinateur toute la journée et à oublier de faire des pauses et de bouger. Ils développent des symptômes posturaux, musculaires, physiques souvent accentués du fait d’un mobilier inadéquat, qui n’a rien d’ergonomique.

  • Pour les parents, il est parfois difficile de mettre des limites claires à leurs enfants (et leurs ados !) et bien délimiter ce qui est de l’ordre du professionnel et de l’ordre du personnel. Il en résulte une culpabilité qui est nocive tant dans leur relation que dans leur approche du travail.
  • Les enfants, quant à eux, subissent plus toutes les périodes de stress de leurs parents qui, avant, se passaient sur le lieu de travail.

Conclusion

Il y a donc des obstacles à cette conciliation télétravail-vie qui paraît, de prime abord, si attractive.

Mais je reste persuadée que c’est une belle alternative.

Et il est évident qu’elle va se propager de plus en plus et entrer dans les mœurs.

Il est donc nécessaire de prendre conscience des difficultés que cela comporte, non pour se décourager, au contraire ! Mais afin d’y réfléchir et de se trouver des solutions.

Des règles de base comme :

  • Mettre ses limites (pour soi et pour les autres !)
  • Bien distinguer le professionnel du personnel
  • Adapter l’environnement
  • Établir ses priorités
  • Se donner des activités de loisirs, sportives, créatrices

peuvent être un bon début de réflexion et d’objectifs pour développer et apprécier le meilleur de cette nouvelle façon de travailler et d’atteindre un équilibre travail-famille et bien-être au travail.

Jacqueline ARBOGAST

pbagnpg@wneobtnfg.pbz
Auteure, coach, conférencière, formatrice, thérapeute

Ma mission est d’inspirer le plus de personnes à rebondir et bien vivre leur vie !

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