Que faire lorsque l’on ressent du mal-être au travail ?

L’état au travail dont on a peur de prononcer le mot

Vous vous sentez tout le temps fatigué, vous n’avez plus le goût de vous lever pour aller bosser, vous allez à votre job à reculons, vous ne vous sentez plus à votre place, votre moral est bas, vous manquez d’énergie, vous en avez « ras-le –bol »…

Vous souffrez peut-être d’un malaise au travail.

Mais comment l’identifier ? Quels en sont les signes, les causes, les symptômes ?

Et surtout quoi faire pour s’en sortir ?

En 1965, Henry SALVADOR a chanté :
« Le travail, c’est la santé,… »

Ne rien faire, c’est la conserver,

Les prisonniers du boulot

N’font pas de vieux os… »

Cela fera 60 ans dans 3 ans et cette chanson n’a pas pris un ride…

Au contraire, je la trouve de plus en plus d’actualité !

Il existe un malaise grandissant dans le monde professionnel, lié aux problèmes au travail.

De nouveaux termes ont même été créés :

Après l’apparition dans les années 60 du terme burn-out (un syndrome épuisement professionnel), de plus en plus, il est question de fatigue, de démotivation, de stress, de brown-out (perte de sens dans les tâches quotidiennes), de bore-out (un état d’épuisement lié à l’ennui profond), de workhacolisme (bourreau de travail) …

En fait, derrière tous ces mots, se cache un état commun dont on parle peu, comme si on avait peur même de prononcer le nom (comme dans Harry Potter et Vol….) : le mal-être au travail.

Celui-ci est pourtant très réel, présent, apparaissant sous différentes formes et provoquant toujours des dégâts. Cela peut tourner au cauchemar !

Et ce malaise peut rester très (trop) longtemps caché.

Pourquoi, pensez-vous, qu’actuellement, il est si souvent question de bien-être au travail ?

À votre avis, cela vient de quelle(s) situation(s) ?

Si tout allait bien, que les gens étaient pleinement heureux, équilibrés, satisfaits de leur travail et leur environnement, pourquoi aurions-nous tant besoin de développer des stratégies afin d’assurer le bien-être au travail ?

Le travail représente une part importante – pour ne pas dire essentielle – dans nos vies. À tel point, qu’il nous est parfois, non ! souvent difficile de décrocher, de le quitter, de peur de se retrouver « sans rien » ou au chômage.

Et de ce fait, nous préférons subir une situation inadéquate.

Mais les conséquences peuvent être très lourdes.

Comment définir le mal-être au travail ?

mal-être au travail

« Le mal-être au travail renvoie à une souffrance mentale en lien avec l’activité professionnelle. »

C’est un sentiment de malaise profond qui s’empare d’un travailleur et s’installe dans la durée.

Il s’exprime le plus souvent par des commentaires sur la fatigue ou le stress au travail. »

La difficulté réside dans le fait que la souffrance mentale n’est pas encore bien reconnue.

Il est donc important de saisir qu’elles sont les causes de ce malaise afin de pouvoir mieux y remédier.

Les causes du sentiment de mal-être au travail

Il en existe au moins 6 plus fréquentes et reconnues.

La charge de travail (en intensité et en temps)

Un des problèmes très actuel est le manque de personnel et cela, dans tous les domaines : santé, éducation, finances, industries, agriculture… Là où il devrait y avoir 4 personnes, le plus souvent, il n’y a plus qu’un ou 2 employés.

Et cet état de fait se prolonge depuis des mois.

Le travail s’accumule et avec, la pression, le stress, l’épuisement.

Le manque de travail

l'ennui au travail

À l’opposé, le manque de travail peut être très démotivant.

Je me souviens d’avoir été dans un magasin normalement assez achalandé.

Ce jour-là, il était vide ! Il y avait donc 3 employés présents qui tournaient en rond et s’ennuyaient, trouvaient le temps long, regrettaient de ne rien avoir à faire !

À choisir, m’ont-ils expliqué, ils préféraient avoir trop de travail que pas assez car ainsi, ils ne voyaient pas le temps passer !

Le manque de reconnaissance

C’est une plainte qui revient trop fréquemment de la part des employés.

On ne tient pas compte de leur avis, de leur expertise.

Leurs initiatives pertinentes, leurs bons résultats ne sont pas soulignés ou remarqués.

Ces personnes se sentent inutiles, sans valeur.

Le manque de confiance et donc d’autonomie

Combien d’employeurs, de coordinateurs, managers ont du mal à faire confiance, à déléguer leurs tâches, à laisser aller leurs collaborateurs ? Les personnes sont sous employées ou ne sont pas écoutées.

De ce fait, cela met les personnes dans des rôles sans intérêt, avec aucune initiative. Leur job ne les intéresse plus.

Et cela entraine la perte de motivation.

L’environnement et/ou les conditions de travail (photo environnement)

Les bureaux à aire ouverte, les salles bruyantes, les comportements peu civilisés de certains employés, les odeurs désagréables, le sans-gêne, …

Les horaires irréguliers, le salaire trop bas, les trop longs trajets ou de temps de transport,

Tous ces éléments peuvent rendre la vie au travail difficile, voire insupportable.

La mauvaise ambiance, les relations de travail

Une mauvaise communication, une mésentente qui perdure, une relation conflictuelle avec un collègue ou la hiérarchie… autant de raisons qui vont agir sur notre humeur, vont provoquer les malaises, des doutes sur notre valeur, nos compétences…

Le déséquilibre travail-famille

Si le travail prend trop de place, que le stress est trop présent, les soucis trop nombreux et que tout ça se répercute dans la vie personnelle, à court ou moyen terme, il va y avoir des conséquences néfastes dans la relation de couple et dans la vie de famille.

Cela vaut la peine de s’arrêter et faire le point, se poser la question de nos valeurs et quelle sorte de vie nous voulons mener, vous ne croyez pas ?

Comment prendre conscience de l’on vit du mal-être au travail ?

Comment prendre conscience de l'on vit du mal-être au travail ?

Si vous remarquez ces éléments :

  • Hyper sensibilité : irritabilité, humeur changeante, tristesse…
  • Plus d’envie : baisse de la motivation, procrastination, lenteur excessive dans la réalisation des tâches, envie de ne rien faire, absentéisme, …
  • Isolement social : agressivité, besoin de rester seul
  • Symptômes physiques : maux de tête, migraines, nausées, douleurs articulaires, perte d’appétit, épuisement, voire parfois apparition de pathologies chroniques.
  • Addictions : alcool, drogue, jeux, surconsommations de médicaments…

Posez-vous la question !

Soyez attentif aux signaux de votre corps, à vos émotions (qui sont des messages) afin de déterminer la source, d’identifier la ou les cause(s) de votre état.

Il est parfois difficile ou compliqué d’en prendre conscience puis de savoir d’où provient notre mal-être. Il n’y a pas toujours une cause évidente qui saute aux yeux.

Les symptômes qui apparaissent peuvent être reliés à beaucoup d’éléments.

Ce qui vous alertera, c’est la durée et l’intensité.

Nous pouvons tous, à un moment ou un autre ressentir de la fatigue ou un désagrément passager.

Mais si cela perdure trop longtemps, il faut se poser la question de leur origine.

Les 6 façons de réagir lorsque l’on vit un au mal-être au travail

Vous avez plusieurs possibilités et chacune peut être combinée à d’autres.

1. En parler !

Les 6 façons de réagir face au mal-être au travail

Il est essentiel de parler de vos impressions, ressentis, vécus à quelqu’un qui, évidemment, est une personne de confiance.

La façon la plus naturelle d’exprimer sa souffrance est de ne pas hésiter à pleurer : souvent assimilés à un signe de faiblesse, les pleurs sont pourtant la meilleure manière d’évacuer une douleur profonde.

Si c’est un collègue, il vous permettra d’avoir un point de vie plus objectif ou encore, de vous conforter dans votre analyse.

Car parfois, nous pouvons nous demander si ça n’est pas nous qui sommes la cause du problème !

Si c’est un proche, vous pourrez « vider votre sac » et ne pas vous « gruger » de l’intérieur. Car, comme Jacques Salomé disait : « Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ».

Dans tous les cas, cela aura l’avantage de vous faire prendre du recul et de mieux comprendre ce que vous vivez.

Vous pourrez mieux savoir ce dont vous avez besoin.

2. Chercher de l’aide, demander des conseils

Évitez de rester seul, de vous isoler, vous renfermer.

C’est le pire moyen pour rester avec des pensées négatives qui vont vous envahir.

Et progressivement, vous allez vous affaiblir physiquement et psychiquement, entrer dans une spirale négative.

Faites-vous accompagner !

Dans de nombreuses entreprises, il existe des services de RH, des représentants du personnel, des médiateurs. Ils sont là pour soutenir les employés et les aider.

Si l’entreprise est trop petite, cherchez à l’extérieur, auprès de personnes ressources : mentor, coach, amis.

3. Changer de poste, de département, de compagnie

Vous aimez votre job, il vous passionne…

Vous avez peut-être juste à changer d’environnement, ne plus être avec le même collègue, manager, patron pour aller mieux.

Profiter d’une ouverture de poste, donner un élan à votre carrière en allant dans un autre département, poser votre candidature dans d’autres entreprises…

Autant d’opportunités que vous pouvez envisager pour votre bien-être.

J’ai régulièrement dans ma clientèle des personnes qui sont malheureuses là où elles travaillent et le jour où elles quittent, s’épanouissent ! Car, enfin, elles sont sorties d’un climat malsain, d’un environnement inadéquat, de conditions de travail déséquilibrées, …

4. Voir un médecin

 Voir un médecin

Prendre RDV pour exposer ses difficultés et éventuellement avoir :

  • Un arrêt de travail, nécessaire pour recharger ses batteries
  • Un traitement pour contrer le burn-out, la dépression, l’anxiété généralisée générée par la situation que vous vivez
  • Une prescription pour un suivi thérapeutique

est vital et nécessaire.

Il ne faut pas trop attendre car plus les effets peuvent s’aggraver et votre état se détériorer.

5. Changer de carrière

Changer de carrière

La vie quelque fois nous pousse mais nous ne voulons pas l’entendre.

Elle nous fait alors heurter un mur, vivre des moments désagréables, traverser des situations difficiles…jusqu’à ce qu’enfin, nous prenions le temps de prendre le temps, de réfléchir, de remettre en cause nos choix, notre situation, nos désirs, nos besoins.

C’est le coup de pouce dont nous avons besoin pour passer au-dessus de nos freins, nos peurs, nos croyances limitantes.

Penser de faire un bilan de compétence, de rencontrer un conseiller en orientation, un coach de travail qui vous permettront de faire le point, d’envisager d’autres possibilités.

6. Aller en thérapie

  • Comprendre pourquoi et comment vous en êtes arrivé là, qu’est-ce qui c’est passé
  • Prendre votre part de responsabilité
  • Changer votre point de vue
  • Acquérir des outils pour que ça ne se reproduise plus
  • Apprendre à poser vos limites
  • Développer vos ressources
  • Découvrir les moyens de vous affirmer, ce que vous avez à mettre en place
  • Prendre soin de vous mentalement
  • Préparer votre retour au travail
  • Évoquer votre changement de carrière

Voilà quelques-unes des pistes de travail que vous pourrez aborder et travailler avec votre thérapeute.

Ne vous en privez pas ! prenez RDV

Conclusion

Le mal-être au travail peut un très beau signal d’alarme pour nous avertir que quelque chose ne nous convient pas et nous permettre de réagir.

Il agit comme un révélateur et nous aurions intérêt à en tenir compte et s’interroger sur notre comportement à venir.

Il y a deux façons de changer une situation : changer sa façon de voir cette situation ou changer réellement la situation.

Les 2 sont adéquates.

Vous choisirez selon le contexte, vos prises de conscience, votre capacité à changer les choses…ou non, les soutiens et/ou obstacles que vous rencontrerez.

Mais sachez être à l’écoute de ce que vous ressentez.

Les émotions sont une source d’information.

Par exemple : en nous prévenant d’un danger, la peur nous permet de nous mettre à l’abri.

Il est donc important d’en prendre conscience pour se donner le choix …

Par ailleurs, le mal-être au travail peut avoir de lourdes conséquences sur le fonctionnement des entreprises : absentéisme, turn-over, présentéisme, manque d’engagement, motivation… et, surtout, sur la santé des salariés : maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques, troubles dépressifs, anxiété, surtstress, …

Il est donc primordial d’être attentif, d’en remarquer les signaux, d’accueillir nos perceptions, sentiments, impressions … et d’agir !

Le bien-être au travail devrait être à la base de toute notre vie professionnelle. C’est une force, un atout et une garantie d’épanouissement.

Le bien-être au travail
Jacqueline ARBOGAST

contact@jarbogast.com
Auteure, coach, conférencière, formatrice, thérapeute

Ma mission est d’inspirer le plus de personnes à rebondir et bien vivre leur vie !

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