L’art de la comparaison ou comment bien s’évaluer

Pour celles et ceux qui me connaissent, vous savez que régulièrement, je conseille d’éviter les superlatifs comme les : toujours, rien, jamais, tout le temps, etc…

Pour une fois, je vais faire exception à la règle ! (Eh oui, tout arrive 😉 ) car je vais vous parler d’un phénomène universel.

En effet, compte-tenu des caractéristiques de l’être humain, je pense que TOUS les êtres humains se comparent, une fois ou l’autre dans leur vie.

Et que cette comparaison est très fréquente.

Souvenez-nous…

Vous étiez enfant et vous compariez vos résultats aux examens, interrogations, jeux, parties sportives, jouets, capacités motrices, etc…

Ados, c’est la mode, les sorties, les muscles, les « petites amies » ou les « gars » que nous fréquentions qui seront les sujets de prédilection.

Lors de vos études supérieures, ce sont les heures de travail, les travaux rendus et les appréciations des profs.

Vous avez un emploi ? C’est le prix du vendeur du mois, le poste qui est décroché, l’augmentation reçue, le bureau attribué, …

En famille, avec les amis, les voisins, les partenaires de club, d’associations, groupes professionnels que vous allez comparer la maison, l’auto, les enfants, les animaux, le salaire, le poids, les habitudes de vie, la carrière, etc …

J’en oublie certainement mais vous avez compris que TOUT peut être comparer.

Et que nous sommes champions dans cette catégorie.

Qui d’entre vous ne s’est jamais comparé d’une manière ou d’une autre me jette la 1ère pierre !

Mais rassurez-vous ! Se comparer, c’est normal ! Je dirais même : naturel ! voire inné.

Nous en avons besoin pour nous évaluer, évoluer, nous situer, nous définir, avoir des modèles…

Cela nous permet de nous rassurer, de nous sentir différent, unique, cela nous aide pour renforcer notre estime de nous.

La comparaison peut être très constructive.

Malheureusement, trop souvent, nous ne le faisons pas de la bonne manière.

La comparaison négative

Nous avons tendance à nous dénigrer, à voir ce que l’autre a de plus que nous : argent, poste, relation, attitude, …ou moins : poids, rides, dettes, tâches, …selon l’objet de notre évaluation.

La majorité de nos comparaisons vont dans le sens d’une dévalorisation de nous, une mésestime. Et plus nous le faisons, plus c’est du poison. Nous minons ainsi notre estime de nous, notre confiance en nous, notre estime de notre valeur !
La totale !

Et nous donnons à « l’autre » trop d’importance, de poids, de valeur.

Nous devenons sensibles au jugement que nous imaginons des autres et perdons de vue que celui-ci ne devrait en aucun cas être un absolu ou l’échelle d’évaluation.

Souvent, nos parents, notre entourage, nos enseignants ont contribué à développer ce réflexe chez nous en nous comparant :

  • Regarde ton frère, il est sage …lui !
  • Fais comme ta sœur…
  • Je veux que tu sois aussi … que …
  • Votre équipe est moins bonne que…
  • Dans le département X, ils ont réussi…

Je ne vous parle même pas de cette tendance publicitaire qui pour vendre un produit cherche à vous convaincre que vous serez meilleur, une nouvelle personne, un être unique par rapport aux autres « minables », qui n’auront pas ce gadget…

Quant aux réseaux sociaux, ce sont des viviers à comparaison !

La sortie en kayak, la soirée entre amis, le succès d’un événement, la nouvelle robe, le bébé si mignon, l’animal de compagnie si adorable, la prise de pêche,

Tout y passe qui vous fait « baver ».

Ou, à l’inverse, des personnes exposent leur malheur, leur situation dramatique

Et vous vous sentez mal à l’aise.

Ce qui peut développer en vous envies, jalousie, mal-être, dévalorisation, manque d’estime de soi…

Quand nous nous comparons à un autre, c’est toujours pour évaluer ce que nous avons, ou ce qu’il a, de plus ou de moins.

Or, nous oublions que nos comparaisons sont biaisées, subjectives !

Elles se focalisent sur ce qui nous préoccupe occultant tout le reste.

Elles se polarisent souvent sur un aspect de la personne, sur ce qu’elle a et nous pas et qui nous fait envie.

C’est comme comparer des oranges et des pommes.

Et la réalité est tout autre, bien sûr !

Vous voyez un couple heureux auquel vous pourriez vous identifier et, évidemment, vous vous comparez.

Malheureusement, cela ne reflète absolument pas la réalité.

Vous ne savez pas ce qui se passe derrière les portes fermées.

N’avez-vous jamais été surpris, n’êtes-vous jamais tombé des nues lorsque vous avez appris que tel couple divorçait ?

Combien de fois des vedettes postent des photos en couple, souriants, amoureux et une semaine plus tard, nous apprenons qu’ils se séparent?

Vos amis mettent des photos de leur randonnée magnifique mais ils ne parlent pas des moustiques ou des ampoules au pied.

Les nouveaux parents mettent de belles photos de leur progéniture mais ne racontent pas les nuits blanches.

Il a une grande maison que vous lui enviez…mais savez-vous à combien s’élèvent ses dettes ?

Il a LE poste dont vous rêviez mais connaissez-vous tous les renoncements, toutes les charges, heures, responsabilités qu’il a dû investir ?

Il a gagné la course, l’épreuve olympique, le match mondial …

Avez-vous une idée des années de privations, d’entrainements, d’efforts, de blessures, de sacrifices que cela lui a demandé ?

Le fonctionnement de la comparaison

Il y a quelques années, je me suis inscrite à un stage de tennis pour apprendre ce sport.

Évidemment, je me suis retrouvé dans un cours pour débutant.

Après quelques jours de pratique, je me suis sentie à l’aise.

Je me rendais compte que je me « débrouillais » bien et que j’étais assez bonne dans mon niveau.

Le prof a alors décidé de me mettre dans un autre groupe.

Et là catastrophe !

J’étais dans un groupe de personnes d’un niveau plus avancé et du coup, j’étais la « dernière », la moins bonne, celle en queue de groupe.

Cela m’a déstabilisée, fait perdre mes moyens.

Et peu après, j’ai reçu une balle dans l’œil, envoyée en pleine volée qui m’a blessée et j’ai dû interrompre mon stage…

Intéressant comme circonstances compte-tenu des circonstances…

La comparaison est donc très relative selon le contexte…

Pourtant, nous en avons besoin.

C’est ce qui nous permet de progresser, d’évoluer.

Lorsque nous avons un modèle en tête, à qui nous voulons ressembler, cela devient une belle source de motivation pour travailler, s’entrainer, apprendre, développer des capacités.

À l’opposé, s’évaluer en lien avec quelqu’un de « moins » que nous, plus malheureux, démuni, nous permet de nous valoriser, de relativiser nos échecs, de minimiser nos erreurs.

Les méfaits d’une comparaison négative pour soi


Il existe plusieurs effets à se comparer Les connaître vous permettra d’y prêter attention pour éviter de perpétuer ce comportement.

Vous allez :

  • minimiser vos réussites ou les oublier. Dommage… Tout ce que vous avez accompli, réussi, développer paraitra pâle, sans saveur ni odeur…Quel gâchis !
  • n’avoir plus que ça en tête. Cela deviendra un réflexe, nocif, destructeur, un cercle vicieux qui vous entrainera à être toujours insatisfait
  • perdre votre capacité de jugement personnel, d’évaluation d’estime de votre valeur
  • rester tourné vers le passé qui, forcément, était mieux ! Vous aviez moins de rides, étiez plus performant, étiez plus alerte… En oubliant que vous avez plus d’expériences, de sagesse, d’acquis
  • augmenter votre stress, surtout chez les perfectionnistes qui souhaitent tout le temps que tout soit parfait (illusoire et utopiste !) et n’osent pas commencer de peur d’échouer. Pourtant, dans la vie, il n’y a pas d’échec, il n’y a que des apprentissages
  • ne pas être heureux et passer à côté de votre vie et c’est ce qui à mon point de vue, est le plus dramatique. Nous n’avons qu’une vie et si nous ne la vivons pas pleinement, c’est une perte définitive.

L’attitude à mettre en place

Vous désirez sortir de ce cercle infernal ? Voici un plan en 5 étapes

Soyez attentif et repérer votre fonctionnement :

  • Quand vous comparez-vous ? Est-ce une habitude ou seulement quand vous êtes fatigué, démotivé, en baisse de régime …
  • Avec qui vous vous comparez ? Quels sont les sujets, thèmes de prédilection qui nous « titillent » ?
  • Pourquoi vous vous comparez dans ces domaines précis ou globaux ?
  • Qu’est-ce qui vous différencie des autres ? vous rend unique ? vous permet de vous distinguer ?
  • Relativisez. Nous sommes 8 milliards d’individus sur terre. Parmi tout ce monde, un nombre infime de personnes vont réussir des exploits. La plupart vont ressembler à vous ou moi. Avec leurs forces et leurs faiblesses. Leurs atouts et leurs limites. Leurs spécificités et leurs ignorances.  

Tout ce qui, finalement, nous rend unique !

Conclusion

Le fait de se comparer est inévitable. Cela fait partie de nous.

Mais la manière et l’objectif pour lequel nous nous comparons feront la différence.

Cela pourra devenir un atout, une source de motivation, une occasion de développer votre estime de vous, un moyen de vous différencier, de vous donner une valeur spécifique, originale, particulière…

Ou pas !

Cela vous appartient ! C’est votre choix …

Pour terminer, je vous offre cette citation :

« Se comparer aux autres, c’est prendre le risque de se dévaluer

Se comparer à soi-même, c’est se donner le pouvoir de progresser. »

Jacqueline ARBOGAST

pbagnpg@wneobtnfg.pbz
Auteure, coach, conférencière, formatrice, thérapeute

Ma mission est d’inspirer le plus de personnes à rebondir et bien vivre leur vie !

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