Pourquoi j’aime les crises

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Dans ma dernière infolettre, je vous ai évoqué la difficulté que j’avais ressentie à l’annonce d’un changement imposé … à savoir que je devais quitter mon bureau alors que je n’en avais pas du tout envie.

Et le processus qui s’en était suivi pour voir l’aspect positif à ce développement.

J’ai beaucoup réfléchi depuis sur cet événement.

Ça m’a rappelé qu’il n’existe pas de vie sans changement.

Il y a les évolutions inévitables comme les transformations :

  • physiologiques : de bébé à enfant, adolescent, adulte, personne âgée
  • vitales : la vie et la mort

et puis il y a toutes les autres…

  • celles qui nous tombent dessus sans prévenir
  • celles que nous désirons
  • celles que nous provoquons
  • celles qui nous sont imposés
  • celles que nous attendions mais qui n’arrivent pas comme on l’avait prévu ou comme on le voudrait
  • etc…

 

Ces imprévus ou ces décisions amènent leur cortège

  • d’insécurité : que vais-je devenir ?
  • d’espoir : ça va être super !
  • de doute : ai-je fait le bon choix ?
  • d’enthousiasme : j’ai hâte de …
  • de peur : vais-je réussir ?
  • etc

Et je suis en plein dedans … Ce qui n’est pas la partie la plus facile, j’avoue !

Je ressens un mélange d’excitation, de fatigue, de vague à l’âme, d’agitation   …

Bref, un beau cocktail d’émotions qui se manifeste souvent d’un coup, sans prévenir !

Et pourtant, par ailleurs, je suis confiante.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que nous autres, êtres humains,  sommes des êtres de routine et d’habitude et que les changements sont très souvent (pour ne pas dire toujours) des moments d’émotions, d’ajustements, de remise en question… où nous sortons de notre zone de confort.

Mes réactions sont donc « normales ».

C’est pourquoi aujourd’hui, je vous en parle aujourd’hui.

Car si nous savons les utiliser, ce sont aussi de belles opportunités !

Suite à cette annonce de perte de mon bureau, j’ai ressenti de la peur face aux changements que cela m’amenait à faire. Je devrais effectivement sortir de ma zone de confort. J’avais des renoncements à vivre.

La préparation du déménagement m’a fatiguée, j’ai eu des insomnies et ressenti du stress.

Je devais faire un double tri car tout n’allait pas se retrouver dans mon nouveau bureau. Cela aurait été trop simple…

La date du déménagement a été incertaine longtemps et je ne pouvais pas du coup réserver des déménageurs. Puis celle qu’on m’a donnée, alors que je m’étais organisée, j’avais prévenu tout le monde et cherché des aides disponibles pour m’aider, a été changée !

Il m’a fallu trouver un plan B 5 jours avant…

Cependant, parallèlement à ces aléas, j’ai pris conscience que ce changement était aussi une belle opportunité pour

  • repenser ma pratique
  • mettre en place de nouveaux fonctionnements
  • me donner de nouveaux objectifs
  • réorienter ma carrière

Et du coup, j’ai eu de nouveaux projets en tête, des envies de nouvelles aventures.

J’ai remarqué qu’en même temps, me venait des idées, des envies de nouveautés.

L’enthousiasme s’est mêlé à la nostalgie, l’excitation à la tristesse…

Je me suis sentie comme dans un tsunami émotionnel, passant d’une émotion à une autre.

J’ai commencé à y voir plus clair sur ce que je ne voulais plus et ce que je désirais faire dans les années à venir.

Et les démarches que je devais entreprendre pour ça.

J’ai rencontré des personnes pour commencer de penser stratégie, étapes, priorités.

Je me suis donné de nouveaux objectifs.

J’ai décidé de profiter de l’été pour

  • me préparer
  • achever les dossiers en cours
  • démarrer de nouveaux processus
  • me mettre dans une énergie dynamique et constructive
    car je veux mettre en place de nouvelles activités à la rentrée.

Et finalement, j’en ai conclu que la vie me faisait un beau cadeau en me « forçant » à bouger … physiquement, géographiquement mais également dans ma tête.!

Alors, pourquoi pensez-vous que j’aime les crises ? 😉

 

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