Les 7 attitudes à surtout ÉVITER pour résoudre un problème !

Où comment choisir la bonne solution

0
860

Il y a quelques mois déjà, un nouveau règlement au Québec est venu interdire de fumer à moins de 9 mètres d’ouvertures de lieux publics (portes, aérations, etc).

Le but, entre autre, est d’intensifier les efforts visant à réduire l’usage du tabac. Ce qui est tout a fait louable.

Mais à la suite de cette décision et de son application, j’ai fait plusieurs constats qui m’interpellent.

Attention ! Je veux tout de suite clarifier mon propos. Mon but aujourd’hui n’est pas d’écrire un texte pour défendre les fumeurs !
Par contre, je voudrais soulever quelques questions qui méritent réflexion.

Voici les faits:

  • Les rues de Montréal qui étaient globalement propres auparavant, se retrouvent jonchées de mégots de cigarettes. En effet, les boites où les fumeurs pouvaient s’en délester auparavant ont été retirées.
  • Lorsque je me promène, je peux être assaillie par l’odeur de cigarettes à beaucoup d’endroits puisqu’il n’y a plus un lieu « réservé » (autour des fameuses boites !)
  • Au niveau écologique, c’est une régression car il est très difficile de récupérer des mégots à terre et dans tous les endroits où ils sont « balancés » ! Alors qu’en 6 mois, en 2016 (avant la loi), 70 000 mégots avaient été récupérés pour être recyclés.

Alors je me pose des questions sur les conséquences d’une telle décision.

  • Est-ce que ça a empêché les fumeurs de continuer de fumer ? Je ne le crois pas !
  • Est-ce que ça nous a plus protégé de la fumée ? Je n’en suis pas sûre.
  • Est-ce que ça amené d’autres problèmes ? Je le pense.

Cet exemple pour vous faire prendre conscience qu’il est parfois difficile de trouver la solution à un problème. Que ça n’est pas toujours évident, ni facile. Que la solution adoptée peut amener d’autres difficultés.

Parlez à des parents d’adolescents qui ont tenté des tas de solutions qui se sont retournées contre eux !

Que faire face à un problème ? Et surtout, quoi ne pas faire ?

Il est important, lorsque vous avez un problème à résoudre, d’éviter les 7 attitudes suivantes :

1. Chercher des solutions sans avoir toutes les données du problème en question

Trop souvent, nous allons trop vite, nous ne prenons pas le temps de bien écouter ou de bien lire, nous nous forgeons de fausses idées et du coup, nous partons sur de mauvaises pistes.

Ou bien, nous ne prenons pas assez de recul, nous ne cherchons pas à tester un autre point de vue.

Combien de fois, lorsque je travaille en thérapie, je travaille à élargir la vision de mes clients. Car comme ils ont « le nez dedans », ils ne voient que ce qui les préoccupent et passent à côté d’éléments importants pour la compréhension de la situation. Ou bien ils ne voient pas de solution. Où encore, ils ne réalisent pas qu’ils font partie du problème.

J’ai besoin de ralentir les personnes car elles sont impatientes de résoudre leur problème…et ça se comprend ! Mais elles passeraient à côté de prises de conscience, d’éléments de réflexion et d’apprentissage.

C’est comme aller de Montréal à Québec en roulant sur l’autoroute 40.

Vous ne découvrirez pas l’abondance de beauté qui jalonne cette petite route que j’ai découverte il y a quelques années, menant également à Québec en longeant le fleuve et qui se nomme : « le Chemin du Roy ».
C’est une succession de petits villages pleins de charme, de rives qui longent le fleuve, ce sont des criques, des places, des églises, d’anciennes maisons qu’on ne peut voir autrement et qui sont pleines de richesse.

Prendre le temps d’explorer permet de découvrir des trésors !

2. Vouloir résoudre un problème alors que vous n’avez pas tous les outils ou les compétences

Si vous voulez « vous mettre dans le trouble », c’est le meilleur moyen !

Il est important d’avoir toutes les cartes en main, de bien posséder les outils ou bien de faire appel à des experts, des spécialistes de la question, de s’entourer d’une équipe avec des talents multiples. Cela vous évitera bien des déboires.

Je me souviens d’une fois où j’ai voulu réparer une serviette de bain qui avait un trou.
J’ai donc décidé d’utiliser ma machine à coudre pour faire une reprise.
Oui, mais…

  • je ne connaissais pas bien la machine
  • je n’avais jamais fait ce genre de réparation
  • je n’avais pas les connaissances suffisantes pour savoir quel type d’aiguille et quelle sorte de fil choisir

Conclusion : Mon aiguille s’est cassée et le fil s’est tirebouchonné, créant un magma de fils tout emmêlés qui étaient pris au niveau de la cannette. Bien sur, elle s’est bloquée et je n’arrivais plus à la dégager. Et évidemment, ma réparation n’a jamais été réussie.

3. Choisir des solutions qui seront plus conséquentes (en coût, en temps, en dommages, etc) que le problème lui même

Ne foncez pas tête baissée vers ce qui pourrait paraître LA solution. Si vous en avez la possibilité, testez plusieurs « avenues », prenez l’avis de personnes qui ont déjà eu ce même problème et demandez leur quelle a été leur expérience dans ce domaine.

C’est très enrichissant, à la fois pour trouver des solutions mais également pour découvrir ce qu’il faut surtout ne pas faire !
Cela vaut la peine de prendre le temps de voir les effets à court terme, mais aussi à moyen et long terme.

Une personne qui habite sur le « Plateau » à Montréal depuis des générations me faisait part du problème suivant.
Depuis que la circulation a été modifiée dans ce quartier par le maire de l’arrondissement, dans le but de réduire les voitures dans ce quartier, au lieu de mettre 20 minutes pour rentrer chez elle, elle met maintenant 40 minutes.

Par ailleurs, pour son travail, elle a besoin d’un camion et c’est son outil de travail. Mais elle ne trouve plus de place pour se garer… Donc elle « tourne » et souvent, se retrouve loin de chez elle avec son matériel.

Je vois au moins 3 problèmes suite à ces changements :

  • plus de temps de déplacement
  • plus d’essence consommée
  • plus de pollution avec les gaz d’échappement

Et on sait que combien ça n’est pas écologique !

4. S’occuper de problèmes sans importance au détriment de difficultés essentielles

Vous devez vous interroger et faire l’exercice de classifier ce que vous avez à résoudre.
Et être attentifs à ne pas vous laissez entrainer vers la facilité, comme par exemple, de commencer par le choses simples et faciles… mais qui pourraient attendre ! Au détriment de ce qui est nécessaire et vital !

Imaginez un instant si un médecin s’occupait de l’égratignure que vous avez au bras avant de s’occuper de votre hémorragie interne…

Trop souvent, nous nous préoccupons des détails ou de ce qui est plus « visible ».

Nous n’allons pas à l’essentiel ou le plus urgent ou le prioritaire. Nous nous laissons distraire, nous nous occupons à autre chose…

La procrastination peut s’ajouter, qui nous fait choisir la facilité plutôt que la priorité.

5. Ignorer le problème

Vous connaissez ces expressions :

  • se cacher la tête dans le sable
  • faire la politique de l’autruche
  • cacher la poussière sous le tapis

Toutes font référence à une attitude très (trop) répandue : ne pas affronter le problème.
Avoir un comportement de déni.

Un peu comme les enfants qui mettent la main devant leurs yeux en pensant qu’ainsi on ne les voit pas !

La conséquence est généralement que le problème s’accentue, devient plus grave donc plus difficile à résoudre.

Je me souviens, il y a quelques années dans un immeuble où je résidais.
Suite à des travaux personnels, et parce qu’on m’avait signalé 2, 3 petits problèmes, j’avais proposé qu’on fasse venir un contracteur (entrepreneur) afin de faire le point des travaux d’entretien à faire : joints, réparations diverses, etc…

Plusieurs personnes se sont opposées, car : »On sait bien, tous les contracteurs vont forcément trouver des choses à faire ».
Lui avait évalué que pour l’ensemble des travaux qu’il avait relevé, il en coûterait 800$.

Quelques mois plus tard, suite à un manque de joints (!…), une cave avait été inondée. Le montant de l’intervention que cela avait occasionné s’est chiffré à 2000$ ! Et cela sans autres travaux de fait … Cherchez l’erreur…

6. Proposer des solutions et ne pas les mettre en œuvre

Combien de fois, j’ai entendu les phrases suivantes :

  • Ça serait bien de …
  • Il faudrait que …
  • Je devrais faire …

Et puis…rien ! Ça ne va pas plus loin, ça reste lettre morte.

Il peut y avoir un manque de courage, une peur d’affronter telle personne ou situation, le manque de motivation, l’hésitation à sortir de sa zone de confort.

Cependant, le problème reste là, présent, pouvant s’aggraver au fil du temps et continuant de peser.

7. Refaire la même chose que l’on connait

Parce que :

  • ça a marché les autres fois
  • on ne connaît pas d’autres façons de faire
  • c’est « plus facile »

Mais comme Einstein l’a dit. : » C’est de la folie de penser qu’en faisant la même chose, on obtiendra des résultats différents »

et William Edwards Deming « Si vous faites ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez toujours les mêmes résultats ».

 

Conclusion

Face à un problème et afin d’éviter de reproduire des erreurs, pensez-y à 2 fois avant de vous lancer.

Prenez le temps :

  • d’y réfléchir
  • de le définir
  • d’en discuter autour de vous
  • d’aller chercher des experts au besoin
  • de classifier les problèmes selon leur importance, leur priorité, leurs conséquences
  • d’anticiper les conséquences de vos solutions
    Afin de trouver des solutions qui en soient vraiment et ne créée pas d’autres problèmes!

Et pour vous aider à y faire face de la bonne manière, voici quelques pistes : 

1ère étape : aborder le problème afin de le définir sur tous les plans

Posez vous des questions comme :

  • Est-ce vous, l’environnement, une cause extérieure, etc… qui êtes à son origine ?
  • Qu’elle en est la cause ? Y a t’il un déclencheur ?
  • Est-ce un problème ponctuel ? régulier ? répétitif ? unique ? multiple ?
  • Êtes-vous plusieurs en cause ?

2ème étape : chercher des informations

Afin d’éviter les erreurs dont j’ai parlé auparavant, il est important que vous connaissiez ce à quoi « vous vous attaquez ».

Demandez l’avis de spécialistes, de personnes ayant eu la même difficulté, faites des recherches sur le net…

3ème étape : le segmenter pour le simplifier

Faites en sorte qu’il se réduise en étapes, parties, morceaux…peu importe. Pourvu que cela vous le rende plus facile à aborder et à résoudre.

Comme dit l’expression, « On ne mange pas un mammouth en une fois, mais bouchée par bouchée. »

4ème étape : envisager plusieurs solutions

Il est important d’anticiper et de prévoir des plans B et C. C’est une des manières les plus sûres de pouvoir rebondir en cas d’obstacles, d’échecs, d’imprévus.

Et une fois ces étape franchies, lancez–vous !
Agissez.
Définissez des étapes.
Faites un suivi.
Et envisagez l’issue.

Vous mettrez plus de chances de votre côté et assurerez plus une réussite sans conséquences négatives. Vous pourrez être fier(e) de vous et vous en tirerez des apprentissages.

Aussi, sur ce, je vous souhaite beaucoup de résolutions de problèmes et de nombreuses réussites !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here